627 Mariage, familles | CDGOrléans

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CDGOrléans
Mariage, familles | 06.03.2014 - 08 h 52 | 0 COMMENTAIRES
Anti-mariage et haine des autres

Mise à jour le 06/03/2014 à 16:21 : à la demande d’Alexandre CAPY, les visages figurants sur les photos sont floutés

Les manifs contre le « mariage pour tous » ont permis à certains de croire que des ailes leur ont poussé.

Ainsi, dans le Loiret, Alexandre Capy, jeune papa de 5 enfants, bon catholique traditionaliste, et qui a participé aux manifestations contre l’ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe.

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Pas « leader né » (à lire ici), mais qui a quand même suffisamment compris que l’alliance de certains paroissiens avec certains imams ne nuirait pas à la cause qu’il défend.

Voici donc que celui qui n’est pas un leader né, conduit une liste aux élections municipales dans sa commune, Ouzouer sur Trézée (1241 hab.), comme le rapporte La République du Centre ces jours-ci (à lire là).

Il est rare que dans une si petite commune il y ait plusieurs listes. Mais quand on sait que, dans cette commune, c’est la présidente du Front National qui est arrivé en tête de l’élection présidentielle, cela donne envie de s’intéresser aux candidats, et à leurs valeurs.

Recherche vaine concernant Alexandre Capy.

Sauf, un petit truc, sur Facebook.

Quelques photos, dans un album intitulé « un lundi d’entrée en dissidence ».

photo2

On le voit, avec un prêtre en soutane, devant des enfants, s’entraîner à tirer à la carabine sur les portraits de François Hollande et de Martine Aubry.

S’entraîner à tirer sur la photo de quelqu’un ! Pour montrer quoi ? Pour prouver quoi ?

Pour expliquer aux enfants l’amour prôné par les évangiles ?

Non, juste pour montrer ce qui fonde le combat contre l’égalité : la haine des autres.

Christophe Desportes-Guilloux

 

Homophobie | Mariage, familles | 10.01.2014 - 13 h 49 | 0 COMMENTAIRES
Le député UMP, les homosexuels, et la dignité humaine

Depuis la promulgation de la loi du 17 mai 2013, alors que des dizaines de mariages de couples de personnes de même sexe ont été célébrés dans le Loiret, on croyait la situation apaisée : aucun maire ne s’est opposé à ces célébrations, aucune manifestation n’a été organisée pour gêner les cérémonies, des centaines de personnes ont pu constater, en assistant à ces mariages, qu’ils étaient d’une banalité… bien naturelle.

C’était sans compter sur le besoin du député Claude de Ganay de s’en prendre, de manière quasi-réflexe, aux homosexuels.

Dans une proposition de loi qu’il cosigne avec une poignée de députés ultra-conservateurs, il indique que la loi ouvrant le mariage et l’adoption à tous les couples « porte en germe une atteinte irréversible à l’intégrité de l’espèce humaine ».

Le parlementaire sarkozyste pourrait-il préciser sa pensée ?

Il veut faire croire qu’un enfant qui naîtrait avec l’aide d’une procédure médicale (PMA) et qui serait élevé par deux femmes ou par deux hommes modifierait « l’espèce humaine » ?

Sait-il que des dizaines, voire des centaines de milliers d’enfants sont élevés par des couples de femmes et des couples d’hommes en France ? Et qu’ils vont bien !
Sait-il que des milliers d’enfants sont conçus, chaque année, par PMA, en Belgique ou en Espagne, et élevés par des couples homosexuels en France ? Et qu’ils vont bien !

Pourquoi le député du Loiret a-t-il régulièrement besoin de s’en prendre aux homosexuels ?
Participe-t-il à un concours, avec le député-maire de Montargis, de celui qui dira la plus grosse bêtise, pour encourager une partie de ces concitoyens à toujours se méfier des homosexuels, à les montrer du doigt, à les stigmatiser ?
Est-ce volontairement qu’il encourage, par des mots particulièrement choquants, l’augmentation de l’homophobie, la banalisation de la discrimination, le rejet de l’autre, l’expression de la haine ?

N’a-t-il toujours pas compris qu’il y a, dans son entourage, parmi ses amis, dans sa famille, chez l’ensemble de ses concitoyens, une personne sur 16 qui est homosexuelle, et qu’elle a droit au respect autant que les autres ?

A-t-il compris que c’est la haine et le mépris qui portent une atteinte irréversible à l’intégrité de l’espèce humaine ?

Mariage, familles | 20.10.2013 - 07 h 59 | 0 COMMENTAIRES
Je pleure, maintenant, lors des mariages

A 48 ans, des mariages, j’en ai vécu.
Ceux des amis, de la famille.

Toujours un peu la même chose. Un peu d »émotion, surtout pour la mariée puisque le marié n’en est pas pourvu.
Les chapeaux, souvent ridicules, des belles-mères qui s’épient.
L’échange des consentements, vite expédié à la mairie par un élu qui fait de l’abattage, et parce que, « le vrai mariage, c’est à l’église ».

L’église, et sa marche nuptiale de supermarché, sa cérémonie si belle, si longue, si longue.
Le discours moralisateur, que tout le monde feint de croire. Le riz, ou les pétales de rose et les chères petites têtes blondes pour les photos, sur les marches.
Parfois, justement, un ventre arrondi qu’on tente de cacher avec la si belle robe; ou un enfant, ou deux, « nés avant, mais ça se fait de plus en plus, vous savez ».

La salle des fêtes, réhabilitée temporairement grâce au budget, épais, laissé à un wedding-planner.
Le DJ, un ami d’une amie, quelqu’un de très bien, à qui on a quand même précisé qu’on ne voulait pas trop de Patrick Sébastien.
Le cousin bourré qui devient indécent.

La mariée, ou sa mère, qui tout d’un coup, éclate en sanglot sans qu’on sache vraiment pourquoi.

Pas toujours très humain, un peu artificiel, imposé par la famille, ou par la société. Stéréotypé, stéréotypé.

Depuis le 17 mai dernier, et plus précisément depuis le 1er juin, je suis invité à des mariages. Tous les mois, voire plusieurs fois par mois.

Des couples de femmes, des couples d’hommes.

J’y retrouve les chapeaux ridicules, les pétales de rose ou des costumes un peu justes qu’on ressort pour l’occasion.
Je me retrouve dans la salle des fêtes, réhabilitée temporairement.
Le DJ, un ami d’une amie, ne s’est pas amélioré.

Mais il y a cette jeune femme, qui épouse sa compagne, mais dont l’ex-mari est présent. Par sa présence, avec leurs enfants, ils racontent des vies, des douleurs, des drames, du bonheur. Et des enfants habillés si chics pour le mariage de leur maman.

Il y a ces deux hommes, moins jeunes, qui se connaissent depuis plusieurs décennies, et qui n’auraient jamais pensé être les rois de la fête, tant ils ont vécu cachés.

Il y a ces deux femmes qui sont mariées par une élue « qui n’était pas du tout pour cette loi, mais quand je les ai rencontrées, qu’elles m’ont raconté leur vie, leur enfant né et celui qui allait naître, j’ai compris qu’il fallait, évidemment, que je les marie. »

Il y a cet homme, qui épouse son compagnon depuis 10 ans, en présence de son fils, mais pas de sa fille, mariée à un facho homophobe. Mais aussi en présence de sa maman chérie, 84 ans, et si jeune, si ouverte sur le monde qui l’entoure, monde pourtant si différent de celui de sa jeunesse, dans son île lointaine.

Il y aura, dans quelques semaines, ces deux femmes âgées d’une jolie cinquantaine, et dont c’est la deuxième vie, libre.
Il y aura, dans quelques jours, ces deux hommes, qui vivent à l’étranger, dans un pays « si beau, mais si fasciste », et qui viennent à Paris, pour célébrer 38 ans de vie commune.

Toutes ces mariées, tous ces mariés ont des histoires différentes. Mais tous ont vécu cette période de leur vie où ils se sont demandés s’ils n’étaient pas anormaux, malades.

Tous ont vécu le temps du déni, celui du mensonge, si lourd. Mentir. A tous. Puis à moins de monde. Puis à personne.

Tous ont soufflé, un peu, quand leur homosexualité n’a plus été considérée comme une maladie mentale, ni comme un possible délit.

Tous ont souffert en entendant les propos homophobes de certains réactionnaires, dans les mois passés; tout y était, le pire du pire.

Tous ont espéré qu’un jour, on les regarderait comme des couples comme les autres.

Ce jour est arrivé. Je l’ai vécu avec elles et avec eux, à St Jean de la Ruelle, à St Hilaire St Mesmin, à Moulon, à Toury, à Orléans.

Elles et ils s’appellent Hélène, Abby, Eric, Pascal, Karine, Magali, Cyril, Christophe, Lionel, Jean-Luc, Alberto, Marcello, Jean-Luc, Jean-Marie, Véronique et Véronique…

Et j’ai pleuré à leur mariage.

D’émotion, et de joie. Et un peu de victoire.

8637 | Homophobie | Mariage, familles | 28.08.2013 - 17 h 26 | 0 COMMENTAIRES
Nous ne sommes plus l’Albanie-occidentale des LGBT

Depuis un an, la situation des personnes lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) a considérablement évolué en France.

Je n’ignore pas que l’absence d’un portage politique fort au plus haut niveau de l’Etat peut laisser un goût amer, et que « d’authentiques progrès finissent pas passer pour de pitoyables renoncements. » (1).

Chaque année l’ILGA Europe (International Lesbian and Gay Association) publie la situation des LGBT en Europe, pays par pays, et établit un classement. (2)

Même si sa méthode a légèrement changé cette année, il est tout à fait possible d’établir une comparaison entre la situation de notre pays en mai 2012 et celle d’aujourd’hui.

En mai 2012, la France était en 22e position sur 49, ex-aequo avec l’Albanie, la Roumanie, et la Serbie.

La France était alors, une sorte d’Albanie-occidentale pour les LGBT, avec une note de 6, plus proche de la terrifiante Russie (note : -4) que de l’Espagne (note : 20) ou du Royaume-Uni (note : 21).

Pour le classement 2013, le nouveau système de l’ILGA crée une échelle de 0 à 100, correspondant au degré d’égalité des LGBT. A un bout de l’échelle, toujours la Russie avec une note de 7/100. A l’autre, le mieux placé est le Royaume-Uni avec une note de 77/100.

Si la France n’avait pas bougé,qu’elle soit toujours avec la Serbie ou l’Albanie, elle aurait une note située entre 25 et 38.

Elle a, en mai 2013, après les différentes mesures prises par le gouvernement, une note de 64 sur 100.

La France a dépassé les Pays-Bas(60/100)

Elle est à quasi-égalité avec l’Espagne, le Portugal, la Suède (65/100).

Elle est devancée d’un cheveu par la Norvège (66/100) et la Belgique (67/100).

Il n’y a jamais eu, en France, en un an, autant de progrès pour les personnes LGBT.

Il n’y a pas eu, en Europe, de pays qui progresse aussi vite que la France cette année.

L’ILGA Europe établit son classement à partir de plusieurs dizaines de critères, auxquels elle attribue un poids. Afin de mieux visualiser à la fois l’avancée entre 2012 et 2013, et ce qu’il nous reste à faire, j’ai représenté les notes 2012 et 2013 sous la forme d’une « casse-tête » carré, où chaque forme correspond à un critère et à son poids :

ilgaanglaisFrance2012-2013

On voit ainsi, par les cases qui se sont colorées que les progrès de la France ont concerné plusieurs domaines :

  • l’égalité et la discrimination : l’adoption d’un plan gouvernemental de lutte contre les LGBT-phobies, et l’ajout dans la loi de la transphobie dans les critères de discrimination au travail, dans le logement et les services.
  • la famille : le mariage, l’adoption conjointe, et l’adoption de l’enfant du conjoint.
  • la loi pénale : condamnation des paroles et des actes transphobes.

Les cases qui restent blanches nous permettent de voir l’ampleur du chantier pour les mois et les années à venir.

Le principal chantier, en taille, concerne la situation des personnes Trans.

Viennent ensuite :

  • la situation des familles, avec la reconnaissance automatique (ou simplifiée) de la filiation et la PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires.
  • l’asile des LGBT, domaine dans lequel la France est à un niveau zéro, même si nos associations savent que des personnes LGBT obtiennent, heureusement, l’asile en France.
  • la situation des personnes intersexuées.

Loin de moi l’idée de vouloir décrire la situation des LGBT en France comme idyllique.

Je n’ignore pas les chantiers énormes qui restent à ouvrir.

Mais, peut-être, après des mois de combats, qui nous ont tous épuisés, pouvons-nous jeter un œil sur le chemin parcouru. Regarder le paysage, qui se dégage enfin.

Reconnaître l’effort collectif, voir la grande mobilisation de la société (absente en 1999 pour le Pacs), nous permettra de retrouver des forces pour les luttes qui nous restent à mener.

Sans décourager nos amis, nos militants, et nos partenaires.

Cet été, des couples se marient. Des familles vivent enfin au grand jour. Des faire-part de mariage se mêlent aux cartes postales de vacances. Des photos de couples souriants, entourés de leurs familles et leurs amis apparaissent sur nos réseaux sociaux. Goûtons cela. Appuyons nous sur ce bonheur pour retrouver des forces, pour reprendre, dès la rentrée, le chemin de l’égalité.

Christophe Desportes-Guilloux

(1) Denis Quinqueton, président d’HES (Homosexualités et Socialisme) « Liberté de conscience »http://dqfd.fr/2013/07/liberte-de-conscience/

(2) ILGA Europe : Rainbow Europe2013 http://www.ilga-europe.org/home/publications/reports_and_other_materials/rainbow_europe à comparer avec Rainbow Europe 2012 http://www.ilga-europe.org/home/publications/reports_and_other_materials/rainbow_europe_map_and_index_may_2012

Mariage, familles | 27.08.2013 - 11 h 17 | 0 COMMENTAIRES
Les faux chiffres des mariages de couples de même sexe

photoLe journal Libération (1), dans un très joli dossier paru mardi 20 août 2013, dresse un premier panorama des « mariages pour tous ».

Les témoignages sont touchants, et les photos sont aussi ridicules que pour tous les mariages.

Par contre, le total des célébrations, estimé par Libé à 400 est faux. Totalement faux.

 

Le quotidien estime à 400 le nombre de couples homos qui se sont mariés, et se base sur un relevé auprès de quelques grandes villes.

Voici le détail donné par Libé :

Paris (145), Marseille (23), Lyon (23), Toulouse (24), Strasbourg (14), Montpellier (12), Bordeaux (13), Lille (11), Rennes (20), Reims (11), Le Havre (3), Grenoble (3)

Soit un total de 302 mariages.

La population totale de ces 12 villes s’élève à un peu moins de 6 millions d’habitants.

Comment Libé peut-il alors considérer qu’il n’y a eu que 100 mariages pour les 60 autres millions d’habitants ?

Libé considère-t-il que les homos ne vivent que dans les grandes villes ? On serait alors dans le cliché le plus éculé.

 

Pour exemple, dans le Loiret, département « standard », de 650 000 habitants, avec une seule grande ville, Orléans (115 000 habitants), voici où sont célébrés les mariages pour tous de l’été :

Orléans (115 000 habitants) : 1 mariage (peut-être 2), Fleury les Aubrais (21 000 hab), Saint Jean de la Ruelle (16 000 hab.), Saint-Hilaire-Saint-Mesmin (2 500 hab.), Chilleurs aux Bois (1900 hab.) Saint-Hilaire-lès-Andrésis (900 hab.), Bricy (540 hab.), Moulon (179 hab.). On peut y ajouter un couple d’orléanais qui se mariera à la campagne, en pleine Beauce (Toury, 2500 hab. en Eure-et-Loir).

Il y a donc eu 1 ou 2 mariages dans une grande ville, 2 en banlieue, 6 en zone rurale.

Et je ne compte là que les mariages dont j’ai été informé.

 

Le chiffre de Libé est donc assurément faux.

 

En comptant 300 mariages dans 10% de la population, pourquoi penser qu’il n’y en a eu que 100 dans les 90% restants ?

Combien y en a-t-il réellement ? Personne ne le sait tant que l’Insee n’a pas publié de chiffres, mais on peut sans doute considérer que les mariages se comptent déjà en milliers, et pas en centaines.

Aujourd’hui, France Info fait la même erreur de méthode, et la même erreur de conclusion que Libé.

Dans un article du 27 août 2013 (3), elle annonce 596 mariages, en ayant interrogé les 50 plus grandes villes de France, qui ne représentent qu’un habitant sur 6. On constate d’ailleurs qu’on passe de 300 mariages pour 6 millions d’habitants (Libé) à 600 mariages pour 10 millions d’habitants.

Le Monde (4) reprend bêtement les mêmes chiffres…

Dans l’enquête de Libé, on a 1 mariage pour 20 000 habitants.Dans celle de France Info, on en est à 1 mariage pour 17 000 habitants.

Si on considère que les couples homosexuels habitent de manière à peu près homogène sur le territoire, on est donc à plus de 3000 mariages depuis la promulgation.

Quel est le but recherché ? Je ne le sais pas, et à vrai dire je ne suis pas sûr qu’il y en ait…

Mais on voit immédiatement l’exploitation qu’en font les réactionnaires : Le Figaro (2) commentait dès le 21 août : « Tout ça pour ça ? » et indique que les couples « ne se bousculent pas en  mairie ».

Autrement dit, pour la droite, c’est une réforme pour rien. Comme si la vie de milliers de personnes homosexuelles qui se marient ne valaient pas grand chose !

 

Ce sont déjà des milliers de personnes dont la situation est sécurisée, et sans doute des centaines de parents qui vont pouvoir entamer la procédure d’adoption des enfants de leur conjoint, pour enfin faire correspondre la filiation légale avec la réalité de l’histoire de la famille.

Tout ça pour ça ? Oui, des droits, des devoirs, de la dignité reconnue et de la sécurité pour, déjà, des milliers de personnes !

 

Christophe Desportes-Guilloux

 

(1) http://www.liberation.fr/societe/2013/08/19/les-bagues-se-comptent-sur-les-doigts_925711

(2) http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/08/21/01016-20130821ARTFIG00454-les-premiers-pas-modestes-du-mariage-pour-tous.php

(3) http://www.franceinfo.fr/societe/596-mariages-gays-ont-ete-celebres-depuis-le-debut-de-la-loi-1121121-2013-08-27

(4) http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/08/27/en-trois-mois-peu-d-unions-homosexuelles_3466901_3224.html

photo CDG, le gâteau du 1er mariage d’un couple de femmes, à St Jean de la Ruelle (Loiret)